mardi 7 mars 2017

La Vierge Marie est-elle sourde ?

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous..... Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous.... Combien de grains dans un chapelet ? Combien de fois disons-nous ces quelques mots ? Sans compter l'Angélus, trois fois par jour. Marie aurait-elle une audition déficiente qu'il faille lui répéter si souvent la même chose ?

Cette prière si répandue est pourtant la marque d'une foi peut-être naïve mais sincère et familière. On demande à la mère de Jésus de nous aider en intercédant pour nous auprès de son fils, comme on le ferait à une amie ou à sa propre mère. En répétant ces mots, on pense à ce que Marie a vécu, ce qu'elle a elle-même médité dans son cœur, à ses joies et à ses douleurs, on fait aussi quelque part le vide dans ses propres pensées pour laisser entrer la lumière.

On peut réciter son chapelet partout, dans n'importe quelles circonstances, en admirant un paysage comme en étant au chevet d'un malade, c'est apaisant, et parce qu'on lui parle, on sait que Marie écoute et soutient notre prière. De plus, elle nous ressemble, elle n'a pas tout compris elle non plus, mais elle a dit oui, et elle a eu une confiance inébranlable dans son Fils, alors, on se sent proche d'elle, on peut tout lui dire, on sait qu'elle intercédera toujours pour nous auprès du Seigneur.

Alors, même si on a l'impression de rabâcher, de prononcer des paroles qui sont toujours les mêmes, on sait qu'elle écoute ce qui est masqué par ces mots, ce que nous ne savons pas toujours formuler. Non elle n'est pas sourde ! Au contraire, elle sait lire au-delà des mots, ce que nous avons à lui dire. 

mardi 14 février 2017

Gamaliel

Gamaliel était un Pharisien, Docteur de la Loi, respecté de tous pour ses connaissances et sa grande sagesse. Alors que les Apôtres comparaissaient devant le Sanhédrin et exprimaient leur foi avec conviction et assurance, au grand dam de cet aréopage qui voulait faire taire ces hommes qui blasphémaient gravement à ses yeux, Gamaliel intervint. Il commença par rappeler aux autres combien d'hommes avaient déjà remué les foules, et avaient aussi été suivis par de nombreux disciples. Tous, de Theudas à Judas le Galiléen avaient été tués et rien n'avait survécu de leur enseignement. Il ajouta :

A présent donc, je vous le dis, ne vous occupez pas de ces gens-là, laissez-les. Car si leur propos ou leurs œuvres vient des hommes, elle se détruira d'elle-même ; mais si vraiment elle vient de Dieu, vous n'arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu.

Et tous adoptèrent son avis.

Sage et clairvoyant Gamaliel. 2000 ans plus tard, il y a sur Terre plus de 2 milliards de Chrétiens, ce qui représente 1/3 de la population du globe !

"Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point"  a dit Jésus.  

vendredi 3 février 2017

Travailler le dimanche ?


Il y a au moins un point sur lequel la CGT et l'Église sont d'accord, c'est pour refuser le travail du dimanche, et presque sur les mêmes arguments pratiques. Si l'une met plutôt l'accent sur le repos indispensable au travailleur fatigué et à la vie de famille, l'autre penche plus vers le Jour du Seigneur où l'on doit aller à la messe et ne pas effectuer de travail, comme il était prescrit dans la Loi de Moïse.
Mais ne sont-ce pas là des querelles biaisées ? Parce qu'en fait, beaucoup de gens travaillent le dimanche, dans la police, les douanes, les transports, la santé, etc.. Et tout le monde, depuis le catholique pratiquant jusqu'au militant d'extrême Gauche, trouve ça tout à fait naturel. Voyons, on ne serait pas soigné, les incendies ne seraient pas éteints, les trains ne rouleraient pas, les frontières seraient ouvertes le dimanche, mais c'est impensable ! Alors, pourquoi faire une différence entre l'infirmière, le conducteur d'autobus et le commerçant ? Est-ce que le dernier commettrait un péché plus grand que les deux premiers ?

Alors, il faudrait donc que les "indispensables" travaillent, dans les hôpitaux, les transports, les policiers et autres pompiers, mais que les autres, les marchands de fruits, les grandes surfaces et autres poissonniers ne travaillent pas, eux, parce que le dimanche est jour sacré ? Absurde n'est-ce pas ?

On dirait qu'on revient 2000 ans en arrière, quand les Pharisiens reprochaient aux disciples de Jésus de grappiller des épis de blé un jour de Sabbat. Jésus a répliqué que le Sabbat était fait pour l'homme et non l'homme pour le Sabbat, en rappelant au passage quelques actions du roi David comme exemple.

On n'est plus au XIXe siècle, quand les Catholiques de l'époque luttaient pour que les ouvriers (qui travaillaient plus de 10h par jour, toute la semaine) puissent avoir un jour de repos le dimanche. De nos jours, les personnes qui travaillent ce jour-là ont des compensations (en jour de congé, en majoration de salaire) que n'avaient pas leurs ancêtres.

Même si on travaille le dimanche (et pense-t-on à la mère de famille qui prépare le repas, qui sert tout son monde, et qui fait la vaisselle ensuite, ce n'est pas du travail, ça ?), parce que son métier le veut, ne peut-on pas quand même sanctifier ce jour-là ? On peut toujours aller à la Messe la veille, ou un autre jour de semaine ; on peut prier en travaillant ; on peut aussi faire son travail et l'offrir au Seigneur comme une prière....

mardi 20 décembre 2016

Pauvre Zacharie

L'épisode de l'Annonciation est bien connu, l'ange apparaît à Marie et lui annonce qu'elle va devenir mère du Sauveur. Elle interroge :
« Comment cela se fera-t-il ? Je n’ai encore pas connu d’homme…  ».
Et l'ange Gabriel lui répond : « Le Saint Esprit de Dieu viendra et te couvrira de son ombre car rien n’est impossible à Dieu. L’enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.  »

Pendant qu'il officiait au Temple, Zacharie a eu une vision. Un ange lui annonçait la naissance d'un fils. Il s'étonne :
"A quoi connaîtrai-je cela ? Car moi je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge." 
Et l'ange lui répond :
"Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette bonne nouvelle. Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps." 

Les deux questions sont semblables, l'une dit qu'étant vierge, elle ne comprend pas comment elle pourrait enfanter ; l'autre dit qu'étant vieux, et sa femme aussi, il ne voit pas comment ils pourraient devenir parents.

Mais les réponses ne le sont pas, l'ange Gabriel explique "gentiment" à Marie comment cela se passera, et il "rembarre" Zacharie, dont la curiosité semblait tout à fait légitime, en le rendant muet jusqu'à la naissance de Jean-Baptiste.

Quant à la notion de "femme stérile" dans la Bible.... Pourquoi jamais l'homme ? Alors que pourtant, c'est aussi fréquent biologiquement ! On comprend pourquoi les femmes ont encore autant de mal à faire entendre leur voix quand on voit d'où viennent les préjugés contre elles ! 

lundi 25 juillet 2016

Demeurez en mon amour

On le chante souvent :

Demeurez en mon amour
Comme je demeure en vous
Ainsi tous reconnaitront
Que vous êtes mes amis

Que Jésus demeure en nous, nous le savons, même si nous n'en prenons pas toujours conscience, Il nous l'a dit, nous l'a promis, et nous savons que sa Parole ne sera jamais remise en cause. Mais nous, demeurons-nous toujours en Son amour ? Ne sommes nous pas comme cette semence jetée en terre que les ronces et les mauvaises herbes envahissent ? Nos mauvaises herbes sont multiples, depuis les petits tracas quotidiens, les addictions diverses, les soucis inutiles, à tel point qu'à l'instar de Marthe, nous les faisons passer en premier et ne choisissons pas la meilleure part.

Et pourtant, quelle est belle, réconfortante, sereine, épanouissante, cette meilleure part que nous négligeons si souvent !

lundi 30 mai 2016

Prier Marie, c'est efficace !

Comme l'ont parfaitement observé les dominicains de #SainteProvocation, Marie est une mère juive, et on sait que ces mamans là sont très influentes sur leurs enfants, particulièrement sur leurs fils. Donc, en demandant à Marie d'intercéder pour nous auprès de Jésus, on augmente encore ses chances d'être exaucés !

Alors pourquoi ne pas le faire ? Si l'on se sent trop petit pour s'adresser directement au Seigneur ? N'a-t-elle pas parlé aux enfants comme Bernadette, ou les gamins de Fatima ? Pourquoi ne pas lui faire confiance pour porter notre prière à son Fils ? Ne lit-on pas dans l'Évangile : "Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. » (Jn 19, 25-27)",.

Ne sommes-nous pas tous des "disciples qu'Il aime" ?

Il ne s'agit pas d'une déesse supplémentaire, que l'on prierait pour elle-même, mais d'une mère à laquelle on peut tout confier, un ruban solide qui nous relie à Jésus et qui ne cassera jamais, a-t-on jamais vu une mère juive abandonner son enfant ?

dimanche 27 mars 2016

Misericordes sicut pater

Jésus a dit :

"Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux"... Et il termine en disant "Soyez parfaits comme votre père céleste est parfait". (Mathieu 5)

A la lumière des tristes événements terroristes, cette injonction du Christ est bien difficile à admettre, mais surtout à mettre en pratique. Le premier réflexe, quand on voit tous ces morts innocents qui, quelques secondes auparavant, étaient joyeux, heureux d'être ensemble, et qui sont irrémédiablement séparés par la barbarie de quelques uns, est la haine, le désir de vengeance, une sorte de loi du talion à appliquer immédiatement.

On peut prier pour eux, pour que Dieu les éclaire, mais si un proche est mort, si donc, on est au cœur du drame, si on peut encore prier, peut-on en plus pardonner ? Certains y parviennent, sont-ils nombreux à pardonner à l'assassin de leur époux ou de leur enfant ? Peut-on l'aimer assez pour le bénir et lui faire du bien en retour du mal qu'il a fait ?

C'est ce que Jésus demande... Misericordes sicut pater comme on le chante depuis le début de cette année jubilaire de la miséricorde, mais nous ne sommes que des humains pécheurs, englués dans nos fautes, nos lâchetés, nos égoïsmes et Ton exigence, Seigneur, est bien difficile, voire impossible à satisfaire.....

Sauf peut-être en laissant agir l'Esprit, et en Te faisant confiance, comme tu l'as dit à sainte Faustine.