samedi 3 janvier 2015

Bénédiction

Une belle bénédiction qui vient du livre des Nombres :

Que le Seigneur te bénisse et te garde !

Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il te prenne en grâce !

Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !

Et celle qui est offerte à la fin de la Messe du 1er janvier :

C'est Dieu qui est la source de toute bénédiction : qu'il vous entoure de sa grâce et vous garde en elle tout au long de cette année.

Qu'il nourrisse en vous la foi implantée par le Christ, qu'il entretienne en vous l'espérance du Christ, qu'il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ.

Que l'Esprit de paix vous accompagne partout, qu'il vous obtienne ce que vous demanderez et vous achemine vers le bonheur sans fin.

Et que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint Esprit.

Amen

vendredi 2 janvier 2015

Les femmes et l'Église

Que serait l'Eglise sans les femmes ? Déjà, tout a commencé avec Marie, si elle n'avait pas dit oui... Et puis, il y en a eu tellement d'autres dans l'entourage de Jésus, qui l'aidaient, l'écoutaient, et c'est une femme qui la première l'a vu sorti du tombeau, alors que les disciples hommes étaient "planqués", et ne sont arrivés qu'ensuite, avec quelques réticences en plus (des femmes qui auraient vu le ressuscité, elles ont encore rêvé les malheureuses).

De nos jours, comment fonctionnent les paroisses, cellules de base de l'Eglise Universelle ? Qui s'occupe du secrétariat paroissial, de l'organisation du catéchisme, de la préparation des objets liturgiques, de l'animation des messes du dimanche, du ménage, des registres, des funérailles, et j'en passe ? A 99% des femmes ! Sans elles, la paroisse ne fonctionnerait pas et mourrait tout doucement.

Et pourtant, elles sont écartées vigoureusement du sacerdoce et de la hiérarchie ecclésiale, certains curés refusent qu'elles puissent donner la communion, et repoussent les petites filles qui voudraient être servantes d'autel, elles sont tout juste là pour s'occuper des tâches ancillaires et être présentes aux messes de semaine qui, sinon, seraient vides. On leur prêche les vertus de la famille et de la maternité, ou de la virginité d'ailleurs, mais, de grâce, qu'elles restent en dehors des choses importantes et des prises de décision, ce n'est pas leur place...


Fallait-il que les saints Pères de l'Eglise aient eu de grandes tentations charnelles difficilement réprouvées pour qu'ils en fassent porter tout le poids sur les femmes qu'ils rendaient responsables de leurs propres turpitudes ! Comment oublier une sainte Thérèse d'Avila, une Catherine de Sienne, une Thérèse de Lisieux ? Il est vrai que saint Paul a dit (ou on le lui a fait dire...) : "Que les femmes qui sont parmi vous se taisent dans les Églises ; car il ne leur est point permis de parler, elles doivent être soumises, comme aussi la Loi le dit". La Loi, quelle loi ? Celle de Moïse, sans doute, mais il y a eu Jésus qui est venu depuis, "accomplir" la Loi, et n'a jamais tenu les femmes dans un mépris aussi bas que ce qu'a fait l'Eglise en suivant saint Paul ....

Les prêtres orthodoxes sont mariés, les anglicans ont nommé récemment une femme évêque, les protestants ont toujours eu des femmes pasteurs, seule l'église catholique campe fermement sur ses positions. Faisons un pari, du jour au lendemain, toutes les femmes qui servent dans une paroisse s'en vont, qu'arriverait-il ? Plus de secrétariat paroissial, donc, plus de registres tenus à jour, de feuilles de messe préparées, de funérailles dignement organisées ; plus de catéchisme, donc, plus de transmission de la foi ; plus d'animation liturgique, donc, uniquement des messes basses ; plus d'entretien des objets, aubes, calices, etc, donc une église triste et sale ; et au milieu de ce désastre, un pauvre curé tout seul pour tout assumer, n'ayant même plus le temps de prier !

Et quand on pense que, concernant la sexualité ou la famille, ce sont de vieux messieurs célibataires n'ayant pas vu de femme depuis un demi-siècle qui sont seuls autorisés à en parler officiellement.... Un gros bon point au pape François qui, le premier, a invité des couples mariés, oui, des couples, pas seulement le mari, au dernier synode des évêques qui traitait de ces questions. Alors, avec un bon coup de pouce de l'Esprit, peut-être qu'on arrivera un jour à rendre justice à cette moitié ignorée de l'humanité !

lundi 29 décembre 2014

La Sainte Famille


Le dimanche qui suit Noël est le dimanche consacré à la Sainte Famille, et les diverses homélies parlent de la famille humaine qui devrait être à l'image de celle formée par Marie, Joseph et Jésus, avec comme exemples Louis et Zélie Martin, ou Luigi et Maria Quattrocchi, mais si les derniers vivaient pendant la Seconde Guerre Mondiale, les précédents vivaient dans la seconde moitié du XIXe siècle, et les temps ont bien changé depuis... Maintenant, on se marie moins, on divorce plus, les familles composées se décomposent, se recomposent, on trouve des enfants de plusieurs lits, des femmes qui ont eu plusieurs compagnons successifs, des hommes qui ont eu des enfants de plusieurs femmes différentes, l'amalgame se fait ou ne se fait pas, l'avenir est incertain pour tous. Quant aux familles dites "normales", avec parents mariés, enfants, petits enfants, oncles et tantes, cousins, il s'agit bien souvent d'associations involontaires de gens qui, s'ils ne partageaient pas quelques chromosomes, n'auraient jamais eu l'idée de se rencontrer, de se réunir, de s'aimer. On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille comme le dit le proverbe !

Alors, cette cellule de base de la société, ce fondement, ce creuset d'amour, dans notre monde actuel -- et sans doute aussi depuis les débuts de l'humanité sociale -- n'est-ce pas quelque chose de surfait, d'idéal jamais réalisé ? Et même dans la Sainte Famille de Nazareth... "Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement, et sa mère lui dit: Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse. Il leur dit: Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père? Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait", il y avait déjà de l'incompréhension entre générations ! Aux noces de Cana, la réponse de Jésus à Marie "Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue", il faut toute la finesse des exégètes pour ne pas y voir une réflexion peu indulgente d'un fils à sa mère.

Certes, il existe des familles heureuses, soudées, vivant les uns pour les autres, solidaires, ouvertes vers l'extérieur.. Sans doute est-ce là le but à atteindre, qui ferait de la famille un foyer d'amour rayonnant ? Est-ce la rareté qui en fait la valeur ? Parce que la réalité rencontrée tous les jours irait plutôt dans le sens de "famille je vous hais" que dans l'autre..... On est encore bien loin de celle de Nazareth, dont on sait en fait peu de choses, ou encore de celle des Martin ou des Quattrochi ! 

dimanche 21 décembre 2014

Pauvre Zacharie

Tandis qu'il effectuait son service au Temple, seul au Sanctuaire, un ange lui apparut, lui annonçant qu'il allait être père d'un fils, lui qui n'avait pas de descendance, et que ce fils serait un grand prophète. Zacharie s'étonne et demande des précisions, sachant que lui et sa femme sont très âgés :
" Comment vais-je savoir que cela arrivera ? ".

Et l'ange Gabriel se fâche ! Il rend muet le pauvre Zacharie, jusqu'à la naissance de Jean, parce que, soi-disant, il n'a pas cru a ses paroles.

Quelques temps après, le même ange Gabriel se présente chez Marie, la toute jeune fiancée de Joseph, et lui annonce à elle-aussi qu'elle allait avoir un fils qui sera appelé Fils du Très-Haut. Marie aussi demande quelques précisions :
" Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d'homme ? ".

Mais là, Gabriel ne se fâche pas, et explique à Marie ce qui va se passer, en concluant que " rien n'est impossible à Dieu ".

Du coup, Marie comprend, croit, et n'a plus qu'à espérer :
" Voici la servante du Seigneur, que tout m'advienne selon ta parole ".

Deux poids deux mesures serait-on tenté de se dire ? Avec notre logique humaine et notre sens étriqué de la justice, certainement, mais le dessein de Dieu est tellement au-dessus de notre esprit ! Peut-on avoir assez d'humilité pour accepter de ne pas tout comprendre ? Peut-on demander à Marie de nous y aider ?

vendredi 19 décembre 2014

Gamaliel

Un pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi, estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin, et ordonna de faire sortir un instant les apôtres. Puis il leur dit: Hommes Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à l'égard de ces gens. Car, il n'y a pas longtemps que parut Theudas, qui se donnait pour quelque chose, et auquel se rallièrent environ quatre cents hommes: il fut tué, et tous ceux qui l'avaient suivi furent mis en déroute et réduits à rien. Après lui, parut Judas le Galiléen, à l'époque du recensement (6 ap. J.-C.), et il attira du monde à son parti: il périt aussi, et tous ceux qui l'avaient suivi furent dispersés. Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d'avoir combattu contre Dieu.  (Ac 5, 34-39).

Un homme d'origine très modeste est apparu dans un petit village de Palestine. Il a été actif trois courtes années, et est mort sur la croix comme un vulgaire brigand. Simple fait divers ? Deux mille ans plus tard, il y a plus de deux milliards de gens qui se réclament de lui de par le monde... Protestants, Orthodoxes, et un milliard de catholiques.

Persécutés pour certains, à toutes les époques, martyrisés ou au contraire hégémoniques, bousculés dans leurs convictions, en régression ou en expansion selon les pays, augmentant parallèlement à la population mondiale, cette religion née il y a deux millénaires rassemble encore des foules de pèlerins, de jeunes enthousiastes, et représente le premier groupe religieux au monde.

Quand on pense que, compte tenu de la dispersion des catholiques sur la Terre, il y a en permanence quelque part célébration de l'Eucharistie, on se dit que Gamaliel était plein de sagesse.

"Si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire".

samedi 13 décembre 2014

Pauvres cantiques

Nous chantons beaucoup dans nos cérémonies dominicales mais hélas, nos cantiques sont souvent d'une niaiserie affligeante quant aux paroles : bondieuseries surannées, phrases qui ne veulent rien dire, extrapolations douteuses de paroles bibliques, etc.

Les mélodies sont pauvres, allant du chant scout à celui que l'on pouvait fredonner autrefois au patronage, n'est pas Bach qui veut ! Certes, c'est fait pour être repris facilement par une assemblée qui n'est pas toujours mélomane et qui veut seulement prier en chantant. D'où la présence de refrains, que l'on peut reprendre parce que la mélodie est simple, faisant ainsi participer tout le monde à la célébration. C'est toujours frustrant d'avoir une chorale parfaite qui chante à votre place, on n'est pas au concert non plus !

Toutefois, dans les milliers de cantiques mis à disposition des paroisses, il y en a de fort beaux, de fort anciens, qui ne méritent pas d'être oubliés, ils élèvent l'âme quand on les chante de tout son cœur. Et puis, il ne faut pas non plus avoir l'esprit trop critique, il s'agit d'une foi populaire partagée qu'il ne faut pas mépriser.

Et même quand ce n'est pas très juste, ni très en mesure, y compris dans la cathédrale de Chartres , quand bien même les paroles sont très naïves, un cantique comme celui-ci témoigne de la foi de ceux qui le chantent.

samedi 6 décembre 2014

Quelle est la place de Dieu dans notre vie quotidienne ?

La messe le dimanche, une heure par semaine. La prière du soir, précédée des lectures du jour, dix minutes ? La lecture de la vie des saints ? Trois minutes, et encore, si c'est un sujet religieux, ce n'est pas forcément un sujet de méditation religieuse ; quelques lectures des vêpres ou des complies quand on n'a rien d'autre à faire, l'Angélus quand on y pense, une dizaine d'Ave Maria de loin en loin, une prière spontanée devant un beau paysage ou pour quelqu'un auquel on pense... Eh bien, même en additionnant tout, ça ne fait pas grand chose !

Surtout par rapport au temps qu'on passe à toutes sortes de tâches plus ou moins indispensables. Il est toujours possible de prier en faisant du repassage, par exemple, mais moins en lisant, en feuilletant une revue, en surfant sur le web.

Pourquoi Dieu passe-t-Il toujours en dernier ?

Parce qu'on n'y pense pas, parce qu'on est englué dans l'ordinaire du jour, parce qu'on ne réalise pas qu'Il est au cœur de nos vies, et pourtant... Quel calme, quelle sérénité l'on ressent après la prière, comme si on avait un avant-goût de ce qui sera notre éternité.

On pourrait s'offrir cette joie plus souvent, non ?