lundi 30 mai 2016

Prier Marie, c'est efficace !

Comme l'ont parfaitement observé les dominicains de #SainteProvocation, Marie est une mère juive, et on sait que ces mamans là sont très influentes sur leurs enfants, particulièrement sur leurs fils. Donc, en demandant à Marie d'intercéder pour nous auprès de Jésus, on augmente encore ses chances d'être exaucés !

Alors pourquoi ne pas le faire ? Si l'on se sent trop petit pour s'adresser directement au Seigneur ? N'a-t-elle pas parlé aux enfants comme Bernadette, ou les gamins de Fatima ? Pourquoi ne pas lui faire confiance pour porter notre prière à son Fils ? Ne lit-on pas dans l'Évangile : "Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. » (Jn 19, 25-27)",.

Ne sommes-nous pas tous des "disciples qu'Il aime" ?

Il ne s'agit pas d'une déesse supplémentaire, que l'on prierait pour elle-même, mais d'une mère à laquelle on peut tout confier, un ruban solide qui nous relie à Jésus et qui ne cassera jamais, a-t-on jamais vu une mère juive abandonner son enfant ?

dimanche 27 mars 2016

Misericordes sicut pater

Jésus a dit :

"Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux"... Et il termine en disant "Soyez parfaits comme votre père céleste est parfait". (Mathieu 5)

A la lumière des tristes événements terroristes, cette injonction du Christ est bien difficile à admettre, mais surtout à mettre en pratique. Le premier réflexe, quand on voit tous ces morts innocents qui, quelques secondes auparavant, étaient joyeux, heureux d'être ensemble, et qui sont irrémédiablement séparés par la barbarie de quelques uns, est la haine, le désir de vengeance, une sorte de loi du talion à appliquer immédiatement.

On peut prier pour eux, pour que Dieu les éclaire, mais si un proche est mort, si donc, on est au cœur du drame, si on peut encore prier, peut-on en plus pardonner ? Certains y parviennent, sont-ils nombreux à pardonner à l'assassin de leur époux ou de leur enfant ? Peut-on l'aimer assez pour le bénir et lui faire du bien en retour du mal qu'il a fait ?

C'est ce que Jésus demande... Misericordes sicut pater comme on le chante depuis le début de cette année jubilaire de la miséricorde, mais nous ne sommes que des humains pécheurs, englués dans nos fautes, nos lâchetés, nos égoïsmes et Ton exigence, Seigneur, est bien difficile, voire impossible à satisfaire.....

Sauf peut-être en laissant agir l'Esprit, et en Te faisant confiance, comme tu l'as dit à sainte Faustine.

mercredi 9 mars 2016

Chasteté

D'après la Conférence des Évêques de France, la chasteté est le choix de vivre sa sexualité, ses désirs et ses manques d’une manière libérante et heureuse dans ses relations aux autres et à soi-même, en cohérence avec ses engagements.

la chasteté n’est pas un refus de la sexualité mais la volonté de réguler ses pulsions, ses désirs. Il s’agit de tendre vers une plus grande humanisation des désirs affectifs et sexuels. La chasteté permet dans un couple, à faire le don de soi-même dans le respect de l’autre.

Être chaste, c’est savoir épanouir pleinement ses désirs dans la ligne de sa propre vocation.

On comprend mieux pourquoi Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, saints eux-mêmes, sont qualifiés de "chastes", alors qu'ayant été mariés 19 ans, ils ont eu.... 9 enfants !

lundi 7 mars 2016

Un père et ses deux fils


Quand on lit l'Évangile du fils prodigue on se dit qu'après tout, on peut faire toutes les turpitudes du monde, accumuler les péchés, et qu'il suffira de retourner ensuite vers le Père pour lui dire : "Mon Père, j'ai péché contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils", et le Père pardonnera parce qu'il pardonne toujours. A quoi cela sert-il d'être un chrétien pratiquant, respectueux de ses obligations religieuses et attentif à son prochain si on finit par être moins bien traité qu'un vaurien repenti ?

Mais... Ça ne doit pas être tout à fait ça que Jésus veut nous expliquer...

En fait, il y a ceux qui ont la chance de vivre auprès du Père, de le connaître, de se plaire en sa compagnie, de recevoir l'Esprit qui les anime, de dialoguer avec lui dans la prière, et ceux-là devraient être les premiers à se réjouir qu'un de leur frère ait compris ses erreurs et revienne dans le giron du Père, où l'on est si bien. Non seulement, le retour de leur frère n'enlève rien à ce qu'ils ont déjà, mais en plus ça les enrichit d'un croyant de plus, et ça les conforte dans la Miséricorde que le Père est prêt à donner largement.

Qui sait, ça pourrait leur arriver aussi....

dimanche 23 août 2015

La vie éternelle

"A qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle" a répondu Pierre à Jésus. La vie éternelle, ça laisse songeur, parce que s'il s'agit de notre vie présente qui serait prolongée éternellement, ça ne donne pas très envie, même en rajeunissant, même avec une santé parfaite, ce n'est quand même pas l'idéal.

Mais celle qu'offre Jésus ce n'est pas ça du tout, c'est autre chose, quelque chose qu'on ne peut même pas imaginer avec notre pauvre imagination humaine, parce que ça dépasse l'entendement, parce qu'on ne peut pas le visualiser ni se représenter ce concept qui n'a rien à voir avec ce que nous connaissons ou ce que nous pouvons envisager.

Il s'agit de la vie en plénitude avec Dieu, non, pas une sorte d'empyrée comme la voyait Dante, avec des nuages, des anges, des chants de louange, des esprits qui tournaient autour du trône du Père, mais plutôt une communion perpétuelle avec le Seigneur, que nos mots humains sont incapables de décrire, que seule la foi nous permet d'appréhender, et dont nous avons un avant-goût dans l'Eucharistie.

Et Jésus est le seul chemin qui nous ouvre à cette vie par sa miséricorde, sa croix et sa victoire sur la mort.

jeudi 14 mai 2015

Jésus enfant


Les évangélistes n'étaient pas des biographes, ce ne sont pas les détails de la vie du Seigneur qui leur importaient, mais le message qu'il apportait au monde. De plus, à cette époque, on était très loin de l'enfant-roi que l'on exhibe partout et dont tout parent vante les succès scolaires et les qualités. L'enfance n'avait aucune importance et n'intéressait personne.

Donc, on ne sait rien de Jésus enfant, et adolescent, hormis le court passage du retour de Jérusalem où l'enfant était resté avec les docteurs de la loi alors que ses parents le cherchaient partout. Le chapitre se termine par "il leur était soumis". Et on reste sur sa faim... On aurait tant voulu le voir vivre, jouant avec ses copains dans les rues de Nazareth, aidant son père à l'atelier, se faisant gronder par sa mère comme tout enfant qui se respecte...

Il y a eu un excellent ouvrage sur ce sujet, écrit par le cardinal Ratzinger alors qu'il n'était pas encore le pape Benoît XVI, mais même un futur pape ne peut pas raconter ce que personne n'a jamais su !

Est-ce que ça change quelque chose à la foi en Jésus Christ ? Non, c'est juste la curiosité humaine qui est insatisfaite, mais ce n'est pas le plus important.

vendredi 17 avril 2015

La force du Saint Esprit

Un homme est mort crucifié, cet homme était le Verbe de Dieu, il est ressuscité, ses disciples ont cru en lui et ont propagé la Bonne Nouvelle. Qui étaient ces hommes ? Des pêcheurs du lac, des humbles, peut-être même des illettrés pour certains, qui n'avaient pas à leur disposition des messagers, à une époque où on se déplaçait à pied ou en bateau à voile, où il n'y avait pas le téléphone, la télévision et a fortiori Internet..

Et la Bonne Nouvelle s'est répandue, partout, depuis Jérusalem jusqu'aux confins du monde, portée, apportée, par des hommes à peine plus solides que des vases d'argile, mais ils étaient mus par une force qui les entraînait et les fortifiait, le Saint Esprit.

Ils allaient de l'avant, ne pouvant pas faire autrement, comme poussés et inspirés par une force irrésistible qui agissait sur leurs pas, leur parole, leur vie, laquelle en était toute bouleversée.

Pensons à Pierre, Paul, Thomas, Jacques et les autres, tous ces hommes qui vivaient très simplement il y a 2000 ans et qui seraient restés de parfaits anonymes si Dieu n'en avait pas décidé autrement !


Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton Dieu règne ! (Isaïe 52 V.7)